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"Le nom de TRYSTRAM est attaché au port de Dunkerque et l'Histoire devra le répéter devant chacun des ouvrages qui ont fait un des ports commerciaux les plus importants de France. Et, par là, ce grand nom, sans échapper à la ville de Dunkerque ni au département du Nord, appartient au pays tout entier. Monsieur TRYSTRAM a eu deux mérites dominants d'où sont issues toutes ses autres qualités. Il fut un démocrate passion;. Sorti du peuple, il n'a jamais oublié, ni renié ses origines ; il a inspiré, dirigé et servi la démocratie à travers toutes les complications et tous les dangers de la politique avec le bon sens, lucide et clair, d'un précurseur.
Et ce fut un travailleur obstiné : son but une fois défini, il y a marché sans jamais dévier. Il a rudement écarté sur n passage tous les embarras provenant des hommes ; il a tranquillement vaincu tous les obstacles que la nature lui opposait. Son génie créateur fut servi par une énergie rare, par une volonté, une ténacité inouies."
"Issu de la démocratie, J.B. TRYSTRAM ne renia jamais ses origines ; il se rappela toujours les luttes de sa jeunesse, de son adolescence et toujours il fut bon et compatissant pour les humbles et les petits, indépendant vis-à-vis des grands et des puissants".
"TRYSTRAM avait auprès de lui une compagne modeste et dévouée, d'un calme parfait et d'un robuste bon sens ; c'est elle qui l'aidait et le soutenait, c'est elle qui plus d'une fois lui donna des conseils qu'il savait apprécier. Le 31 octobre 1880, une cérémonie touchante eut lieu chez lui. C'était le jour de l'inauguration du bassin Freycinet. Les Dunkerquois, fiers de leur Député, avaient ouvert une souscription à l'occasion de cet événement pour lui offrir un souvenir - souscription éminemment populaire, à 50 centimes. Un registre avait recueilli 6 000 signatures.
Une délégation vint solennellement remettre ce souvenir et ce registre, et TRYSTRAM répondit :
"Messieurs, vous venez de me donner mes titres de noblesse ."
Puis toute la journée, ce fut un défilé. J'étais là avec ses petits-fils, mes camarades. d'enfance, mes amis et quand le dernier délégué eut passé, que la porte se fut refermée et que dans le salon, auprès du triomphateur du jour, de cet homme énergique et qui pleurait, sa famille rentra, TRYSTRAM ouvrit les bras à sa chère femme tout émue, et lui dit :
Eh bien, maman, c'est à toi que je dois tout cela".